Jean-François Copé est venu mercredi soir à la rencontre de quelques 400 militants dans une salle des fêtes de Vienne archi-comble. Il est venu à l’invitation de Jacques Remiller, Député-maire de Vienne, hôte d’uns soir, de Goerges Colombier, Député de la 7e circonscription de l’Isère, de Gabriel Biancheri, Député maire de Hauterives (dans la Drôme) et de Georges Fenech, ancien député du Rhône.
Après un discours d’accueil de Jacques Remiller , de Goerges Fenech et de Georges Colombier, voici les points essentiels de son intervention :
“Les moments les plus intenses ont lieu avec les militants, on y reprend l’énergie nécessaire.”
Une règle d’or selon lui : ne jamais oublier qui t’a fait roi, c’est-à-dire, ne jamais oublier les militants.
Jean-François Copé est revenu sur la nécessité de s’engager et d’être militant, et le combat politique ne doit pas faire publier le lien entre les hommes.
Sur Remiller : il ne recule jamais, « un gars solide ».
Sur génération France : « les territoires ont leur mot à dire ».
Sur Colombier : il ne lâche rien non plus, quelqu’un sur qui on peu compter.
Sur Fenech : la justice lui a pris son siège, mais Jean-François Copé lui exprime son soutien.
Sur Michel Savin : « bonne chance », la fédération a souffert et veut tourner la page. JFC lui assure son soutien et son aide future. « Il faut reprendre une dynamique de victoire ». « Michel Savin doit trouver les candidats gagnants de demain ». « Il faut donner aux jeunes des terrains à conquérir ».
« En période de crise, tout les regards se tournent vers les politiques ».
Sur le Préident de la République : “il est l’instigateur du G20 et en a fait une grande table ronde ; il a pris les bonnes décisions, telles que les interventions dans les fons propres des banques, ou les plans de relance européens coordonnés.”
Quels sont les nouveaux défis ?
Les français sont passionnés par la politique (ex. des guignols) et d’histoire (révolution, colonisation, etc…).
Il y a deux domaines où les français sont moins mobilisés :
L’économie : les français n’aiment pas les chiffres et les comptes.
La géographie : beaucoup de français ne parle pas anglais, pourtant nécessaire pour être compétitifs, et avoir les informations parfois essentielles.
Le Président Sarkozy a réussi l’ouverture avec Besson et Kouchner. JFC propose une 2ème vague d’ouverture : laisser les individus dans leurs partis, mais les inviter à travailler ensemble sur certains sujets (écologie, retraites, …).
A Aubry : « Martine, François Bayrou, on vous le laisse ! ».
Il y a une mutation sur la question du travail : le plus important est la valeur travail, et non la valeur capital.JFC : « j’ai été bouleversé de ce qui s’est passé à France Télécom ». On oblige les cadres à la mutation tout les 3 ans. Les députés ne peuvent pas laisser ça sans réagir. Il faut aborder également la question de la souffrance au travail. Par ailleurs, M. Lombard doit rester à son poste pour régler les problèmes, et on verra le reste ensuite. On peut imaginer un nouveau slogan : « travailler mieux pour gagner plus ensemble ».
Il faut arrêter les délocalisations en réformant la Taxe Profesionnelle, développer les pôles de compétitivité et l’accompagnement des demandeurs d’emplois. Le management en entreprise doit être revu, il fau diriger en s’assurant que chacun est compris quelle est sa place et ce que l’on attend de lui. Il faut mettre fin à la séparation entre ceux qui commandent et ceux qui sont commandés.
2ème chantier : la dette publique.
Pendant la crise, on n’a pas eu d’autres choix que ceux que l’on a faits, sinon, un collapse généralisé. Nous ne sommes pas les pires : la dette représente 70% du PIB en France, Allemagne : 80% ; USA : 90% ; UK : 100% ; Japon : 200%).
2 mauvaises idées :
L’inflation : les personnes a revenu fixe vont voir leurs revenus fondrent.
Augmenter les impôts : rien de mieux pour casser la croissance.
2 pistes :
Chasser les dépenses inutiles : ex. : les collectivités territoriales : en France, il y a un véritable mille feuilles administratifs, ce qui se fait au détriment du contribuable et du service publique. Il faut fusionner les CG et les CR. Par ce biais, on va réduire les impôts et les dépenses publiques.
Aller chercher la croissance : il faut financer les dépenses d’avenir, le 21ème siècle sera un siècle de développement durable. Il faut développer la télé médecine et la biotechnologie. Améliorer l’agriculture, qui est dans une situation grave : avec le nucléaire, on atteint la dépendance énergétique, alors que l’on ne parvient pas à atteindre l’indépendance alimentaire, le seul débat étant sur la PAC. Il faut donc mener un véritable combat pour l’indépendance dans ce domaine.
Ces pistes seront étudiées « si un jour je suis en situation, on ne sait jamais… »
Dernier sujet : l’identité française.
Il faut une réflexion de fond sur ce que c’est qu’être français aujourd’hui, face aux problème avec le terme « français », ou avec le drapeau tricolore. Beaucoup de français d’origine émigrée ignore ce que c’est qu’être français, « la Nation se fissure en silence ».
En 1997, JFC perd son siège de député à la faveur d’une triangulaire RPR, PS, FN. Pour lui, c’est dans les défaites que l’on mesure si l’on a la force de repartir.
Sarkozy nous a tirés de l’autarcie de la droite sur les sujets pourtant principaux de la République.
La Burka : « une prison vivante », « ce n’est même pas une prescription religieuse ». La République ne doit pas tomber dans le piège : il est sur qu’il faudra prendre une loi, et d’ici là, prendre des mesures transitoires pédagogiques. « L’un des combats de ma vie (…) c’est les femmes ». Il faut que les femmes gagnent le combat de l’égalité et de l’équité avec les hommes. Si on agit, on va jusqu’au bout de la logique, car c’est un problème de sécurité : on ne donne pas un enfant à une femme à la sortie d’une école sans voir son visage, ou on n’entre pas dans une banque sans découvrir son visage.
La religion : on a une version trop étroite de la laïcité. On refuse aujourd’hui les religions. Il faudrait les faire connaître pour les faire accepter, du fait de l’évolution de la société.
Sur son engagement en politique : « j’ai une dette envers mon pays la France » (histoire de sa famille en 1943).
Il se dit enfin favorable au service civique obligatoire.
En résumé, une soirée intéressante, avec des orateurs de qualité.