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Archive for août, 2009


Ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) fut créé en en 1982 sous le nom d’Impôt sur les Grandes Fortunes (IGF) par le Ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget de l’époque, à savoir Laurent Fabius. En 1986 l’IGF est supprimé avec la cohabitation, mais rétablit sous le nom d’ISF en 1989 après la réélection de Mitterrand.

Petite anecdote que je trouve assez amusante : Les objets d’antiquité, d’arts ou de collection de plus de 100 ans bénéficient d’une exonération totale, ce qui est amusant quand on sait que son père André Fabius était antiquaire.

L’ISF est un impôt progressif  à un taux allant de 0,55 % à 1,80 % du patrimoine, et dû par toute personne physique dont la valeur du patrimoine excède au 1er janvier de l’année d’imposition le seuil fixé à 790.000€ pour 2009. En 2008, plus de 565.000 foyers français ont réglé l’ISF, pour des recettes s’établissant à 3,81 miliards d’euros, soit pas beaucoup plus de 2% des foyers français.

Cet impôt est régulièrement sujet de vifs débats. Il faut savoir que la France est un des rares pays au monde à ne pas avoir mis fin à cet impôt. En Europe, seuls 4 autres pays ont un équivalent de l’ISF, dont la Norvège, la Suisse pour certains cantons et le Lichtenstein. C’est pourquoi beaucoup de fortunes françaises ont souhaité quitter la France et l’ont fait pour certaines. L’ISF est d’ailleurs fréquemment qualifié d’« impôt idéologique » par ses détracteurs et parfois rebaptisé « Incitation à Sortir de France ».

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Pourquoi donc ne pas supprimer cet impôt injuste ? Tout simplement parce que la droite à peur des conséquences engendrées par un tel retrait qui seraient très négatives sur une frange importante de la population en terme d’image.

C’est pourquoi deux récentes mesures furent prises afin d’atténuer cet impôt, en plus biensûr de la révaluation chaque année du montant minimum d’imposition. Il s’agit tout d’abords du plafonnement de l’ISF en fonction du revenu (art. 885 V bis du Code Général des Impôts). La règle du plafonnement peut être exprimée de la façon suivante : ISF (année N) + Impôts sur le Revenu et Prélèvements sociaux (dûs au titre des revenus année N-1) doit être inférieur à 85% des revenus imposables et exonérés N-1.

La seconde mesure est bien évidemment le bouclier fiscal et droit à restitution (art. 1er et 1649-0 A du CGI). Les revenus de contibuables ne doivent ainsi pas être amputés de plus de la moitié de leur montant par les impositions directes qui les frappent l’année même de leur réalisation ou l’année suivante (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) et par les autres impositions directes dont les contribuables sont redevables l’année suivant celle de leur réalisation (ISF et certains impôts locaux).

Bilan : Alors que le nombre d’expatriations fiscales de redevables de l’ISF n’avait cessé d’augmenter depuis 2003, l’année 2007 a pour la première fois vu une diminution du nombre de départs (-15%) et une hausse des retours (+9%). Bien qu’il soit difficile d’établir avec certitude un lien de causalité, ce changement coïncide avec la mise en place du bouclier fiscal.

Pour terminer, en parlant d’expatriation fiscale, il faut savoir que selon l’économiste Christian Saint-Etienne, l’exil fiscal « équivaut à une perte colossale pour l’Etat »: Selon ses calculs, si les capitaux qui ont fui à cause de l’ISF avaient été investis en France, ils auraient rapporté entre 6 et 8 milliards € par an en TVA ou en impôts sur les sociétés. La TVA étant d’ailleurs l’impôt le plus redistributif en France. Il déplore qu’« en voulant essayer de gagner 3 milliards € par an le fisc [perde] deux à trois fois plus ». L’économiste Jacques Marseille estime lui ce manque à gagner à 7 milliards d’€ par an. Pour Christian Chavagneux, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques, ce sont 10% des recettes fiscales chaque année qui ne sont pas recouvrées, ceux devant les acquitter s’étant exilés.

N.B

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parti-socialiste-rose-logoEn cherchant bien sur internet, et sans trop de difficultés, on ne trouve pas moins de douze sites/blogs internets relatifs au PS38. L’intérêt de cette multiplicité de supports internet me demanderez-vous ? Aucun. Sur ces huit sites/blogs six peuvent être considérés comme morts, n’ayant plus publié d’article depuis, pour le plus récent, 2008. L’un est celui des mjs38, un autre de Socialisme et Démocratie Isère, un autre Parti Socialiste IEP de Grenoble, un autre celui des socialistes de Vienne, celui de la section Malherbe de Grenoble (le PS de Grenoble étant organisé en sections), et un dernier sur le groupe socialiste de l’université de Grenoble. Ceci est ridicule et et cette inconstance  conduit à penser que les enjeux isérois sont pris un peu à la légère par le PS38.

Il y a alors six sites/blogs qui survivent, celui du PS38, du Parti Socialiste 38 et du PS Science Po Grenoble, celui de la section Hubert Dubedout, celui de Villeneuve et celui du PS de Grenoble Ouest. Ne me demandez pas non plus pourquoi il y en a tant, je ne sais pas. Qu’ils aient un peu de bon sens. A quoi sert donc tout cela, si ce n’est compliquer les choses inutilement. Ceci s’oppose d’ailleurs fortement à notre façon de procéder de manière claire, sur internet, de par deux sites :

- http://www.jeunespopulaires38.com/ pour le site des Jeunes.

http://www.ump38.fr/ pour le site de la Fédération UMP Isère.

En parlant de sites internet du PS et du MJS, je terminerai par un constat assez étrange pour un parti qui ne cesse de se proclamer bien plus démocratique que l’UMP. Le site du Parti Socialiste national et des MJS France n’autorisent pas les commentaires de leurs articles. Le MoDem quant à lui les autorise après création d’un compte. A croire que seul l’UMP dans ces trois partis ne laisse véritablement la possibilité aux français de s’exprimer librement, dans les limites du respect de l’autre bien sur, sur les articles publiés. Je trouve cela dommage.

Ci-dessous les liens de tous ces sites:

- http://mjs38.e-monsite.com/forum.html Site à vocation de forum mais qui est totalement vide.

- http://sdj38.over-blog.com/categorie-307449.html Dernier article datant du 6 mai 2006.

- http://ps-iepgrenoble.blogspot.com/ Dernier article datant du 20 octobre 2007.

- http://gsugrenoble.wordpress.com/ Dernier article datant du 8 avril 2008.

- http://grenoble-malherbe.parti-socialiste.fr/ Dernier article datant du 15 juillet 2008.

- http://www.socialistes-vienne.org/ Dernier article datant du 14 octobre 2008.

- http://ps38-grenoble-hubert-dubedout.parti-socialiste.fr/ Dernier article datant de 2009.

- http://www.ps38.org/ Dernier article datant de 2009.

- http://www.partisocialiste38.com/blog/ Dernier article datant de 2009.

- http://ps-scpo.over-blog.com/ Dernier article datant de 2009.

- http://www.ps-villeneuve.com/ Dernier article datant de 2009.

- http://ps38-grenoble-ouest.parti-socialiste.fr Dernier article datant de 2009.

N.B


logement-1A l’approche de la rentrée, 35 %* des étudiants rencontrent de réelles difficultés pour trouver un logement décent et abordable. C’est à Paris que la situation est la plus critique, notamment en raison de l’insuffisance de l’offre d’hébergement CROUS (3 135 logements pour un peu plus 296 000 étudiants inscrits dans le supérieur).
Dans le cadre du plan Anciaux, les pouvoirs publics ont investi pour construire et réhabiliter des logements CROUS. Après 5 ans, on ne peut que constater que ces efforts n’ont pas permis d’améliorer sensiblement la situation du logement des étudiants. Cela reste la première difficulté rencontrée par les étudiants. En effet, chaque année, près de 1 400 000 étudiants doivent se loger hors du domicile de leurs parents. L’offre proposée par les CROUS (157 000 logements) ne permet de couvrir qu’un peu plus de 11 % de cette demande.
logement-antho1Pour améliorer réellement la situation des étudiants, les politiques publiques doivent désormais sortir de leur logique 100% CROUS. Ces politiques ont montré leur incapacité à proposer des solutions à la hauteur des besoins, malgré des moyens en hausse ces dernières années. C’est pourquoi l’UNI demande à Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, de poursuivre la diversification de l’offre de logements étudiants en privilégiant les solutions innovantes, comme la construction de logements modulaires en conteneurs, la réhabilitation des casernes militaires, le développement de la colocation (notamment au sein du parc des offices HLM).
La création et la gestion des logements étudiants doivent, par ailleurs, être confiées à d’autres acteurs que les CROUS. Les collectivités territoriales doivent jouer un rôle plus important en la matière. Malheureusement, toutes ne jouent pas le jeu. Si l’on peut se féliciter du volontarisme et de l’action du conseil général des Hauts de Seine et de la communauté des Hauts de Bièvre dans le dossier de résidence universitaire d’Antony, on ne peut que regretter le retard pris par la région Ile de France dans l’élaboration de son schéma directeur du logement étudiant.
Les universités doivent, elles aussi, devenir un acteur du logement étudiant.
logement-interieurAprès avoir délaissé durant des décennies le dossier du logement étudiant, laissant les CROUS gérer seuls un dossier primordial, les universités doivent désormais prendre au plus vite leurs responsabilités. Pourquoi les campus français devraient rester les seuls où les universités ne s’occupent pas du logement de leurs étudiants ?
Les constructions en cours de nouveaux logements modulaires, que ce soit en conteneurs au Havre ou en préfabriqué en bois à Compiègne, sont des signes positifs qui démontrent que les mentalités ont évolué, mais ces projets sont malheureusement loin d’être suffisants. Les autres universités doivent suivre ces exemples. L’UNI, qui sera reçue la semaine prochaine par Valérie Pécresse, en profitera pour lui faire part de la nécessité d’inciter d’avantage les universités à se saisir du dossier du logement étudiant.

A.P
*Chiffre de la dernière enquête de l’observatoire de la vie étudiante OVE – 20 questions sur la vie étudiante, la documentation française, 2007.

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Délégué CGT de l’usine Continental Clairoix promise à la fermeture, Xavier Mathieu s’est récemment attaqué aux dirigeants syndicalistes, les traitant de “racaille” et leur reprochant de “frayer avec le gouvernement”.

h_9_ill_1220106_0ec1_mathieuLe délégué CGT Xavier Mathieu fait partie des sept salariés de Continental qui ont comparu vendredi 17 juillet devant le tribunal de grande instance de Compiègne pour le saccage de la préfecture de l’Oise en avril. Et la direction syndicale  a refusé de les soutenir dans cette épreuves.

Beaucoup de syndicalistes penseraient qu’ils ne sont pas suffisement soutenus par les instances nationales de leur syndicat. A l’inverse des confédérations paysannes qui n’auraient jamais abandonnés leurs adhérents. C’est alors d’une véritable fracture dont parle Xavier Mathieu avec les directions.

Deux choses positives à cela. La première c’est le refus par les instances directrices des syndicats de soutenir et donc de cautionner de tels actes de vandalisme. Nous ne sommes pas des animaux. Ce sacage doit entrainer des sanctions. Il est tout à fait normal que les auteurs du sacage doivent répondre de leurs actes. Sinon c’est la porte ouverte à toutes sortes de vandalismes pour manifester un mécontentement.

Ensuite, un conflit entre syndiqués et instances syndicales n’est pas sans avantage. Si cela affaiblit les syndicats de travailleurs (FO, CGT, CFDT) alors peut être que les manifestations et actions (séquestrations, casses…) excessives des syndiqués diminueront en intensité comme en nombre.

N.B

Posted under: Politique nationale

mr_geek02Voilà ce que semble penser la majorité de Michel Destot à la mairie de Grenoble.

Rappelons-nous. Il y a un an de cela, Matthieu Chamussy, conseiller municipal d’opposition, faisait la proposition de diffuser les séances publiques du conseil municipal sur le site internet de la ville. Proposition plutôt bien accueillie mais non suivie d’effets.

Un an après, où en est-on ? C’est ce que se demande Grenews, qui revient sur le sujet aujourd’hui.

Jérôme Steffenino, chef de projet Internet à la ville de Grenoble, répond que la priorité est la mise en place du “nouveau site web de la ville en web 2.0″. Et d’expliquer plus loin que le but est que les grenoblois aient un “espace perso, (…) un compte” et qu’ils puissent “personnaliser le site en fonction de leurs besoins, de leur géolocalisation”.

Alors que le site actuel a été mis en ligne en 2005, comme précisé dans l’article, et qu’il offre déjà la possibilité de faire du “participatif”, les grenoblois ont-ils besoin du dernier cri en matière de 2.0 ?

Nous sommes jeunes, pour beaucoup grands utilisateurs d’internet, mais pas à ce point attaché au dernier cri en matière de site. Pour preuve notre site, qui se veut un outil simple et sans prétention.

Nous ne pouvons donc que regretter ce choix qui nous semble passer à côté de l’essentiel, à savoir la volonté de démocratie locale et donc la diffusion sur internet des séances publiques du conseil.

F.S.S

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1-liberation-de-grenoble65 ans. Cela fait 65 ans que Grenoble à été libérée de l’occupation allemande grâce à la pression exercée à la fois par les maquis et les forces américaines (photo ci-contre). Cet événement est l’occasion pour les jeunes populaires de l’Isère, sans polémique aucune, d’effectuer leur devoir de mémoire et de commémorer cet événement fondateur de l’histoire grenobloise.

Rappelons nous.

Signature de l’armistice du 22 juin 1940, puis adoption de la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940.
Grenoble est alors en zone non occupée, soumise au régime de Vichy.

Déjà des foyers locaux de résistance s’organisent. Il faut dire que les exactions de la collaboration ne se font pas attendre. Dès novembre 1940, les autorités de Vichy font interner au centre de détention de Fort Barreaux des militants et responsables communistes tout en durcissant leurs positions à l’égard des résistants grenoblois qui sont arrêtés et condamnés.

Fin 1941, Grenoble accueille des sections locales de mouvements résistants : « Combat » et « Franc-Tireur ».

Le 14 juillet, le 20 septembre, le 11 novembre 1942 ont lieu des manifestations d’ampleur, symboles de l’engagement résistant des grenoblois.

Rappelons nous.

En novembre 1942, Grenoble est occupée par les Fascistes Italiens. Mais la « véritable » occupation commence un an plus tard, en septembre 1943, lorsque les Nazis remplacent les Fascistes.  La résistance s’organise dans les massifs alentours notamment dans le Vercors, s’approvisionne en armement, et lance plusieurs opérations de sabotage : destruction de lignes et de transformateurs électriques, vols de nombreux stocks d’explosifs et de dossiers.
Au delà des mouvements résistants, c’est l’ensemble de la population grenobloise qui est mobilisée lors de la grève générale du 11 novembre 1943 accompagnée d’une manifestation massive devant les officines locales de la collaboration qui est l’occasion pour le peuple dauphinois de clamer sa foi dans la libération. En représailles, plus de 600 manifestants seront arrêtés dont 395 seront déportés. Deux jours plus tard, dans la nuit du 13 novembre, les résistants font exploser le parc d’Artillerie du Polygone.
Rendant coup pour coup, l’occupant intensifie la répression sous la forme d’arrestations et d’assassinats de résistants dans ce qu’on a appelé la “Saint-Barthélémy grenobloise”.

Rappelons nous.

2-destruction-caserne-de-bonneLe 2 décembre 1943, seulement deux semaines après l’explosion du parc d’artillerie du Polygone, la caserne de Bonne qui sert de nouvel arsenal aux Allemands saute à son tour grâce à une nouvelle action des mouvements résistants (photo ci-contre). Les sabotages industriels et ferroviaires se multiplient.

Grenoble se voit décerner la Croix de la Libération par le décret du 4 mai 1944, signé par le Général de Gaulle. Quelques jours plus tard, Le commandant Alain Le Ray devient le chef de fil des Forces Françaises de l’Intérieur du département de l’Isère.

Le débarquement de Normandie du 6 juin annonce l’apogée de l’action directe des résistants Dauphinois dont les innombrables sabotages gênent considérablement les troupes allemandes.

Le 15 aout 1944, date débarquement de Provence, sonne le début de la retraite des Allemands qui sont contraints à abandonner la ville dans la nuit du 21 au 22 août non sans avoir préalablement massacré une cinquantaine de prisonniers au Polygone.

Le 22 août au matin, les FFI puis les troupes américaines entrent dans Grenoble.

La ville aura compté dans sa population 840 fusillés, plus de 2 000 hommes tués au combat, autant de disparus et 1 150 déportés dont la moitié ne sont pas revenus. A l’échelle de du département, plus de 3000 personnes ont été victimes de ces déportations, parmi lesquelles 1200 Juifs environ et près de 2000 résistants, politiques ou simples victimes du hasard et dont à peine la moitié survécurent.

3-remise-croix-de-la-liberationLe 5 novembre 1944, c’est en tant que chef du gouvernement provisoire que de Gaulle vient pour la première fois à Grenoble libérée. Après avoir remonté le boulevard Gambetta au milieu d’une foule enthousiaste, il passe les troupes en revue avenue Maréchal Foch. C’est place Pasteur, devant la maison des étudiants, lieu de la manifestation et des arrestations massives du 11 novembre 1943 qu’il remet au maire Frédéric Lafleur la croix de la Libération. (photo ci-contre).

Rappelons nous le courage et le combat de tous ces héros anonymes.

Rappelons nous de ces centaines de morts et de déportés pour libérer Grenoble et la France.

Rendons leur hommage, et RAPPELONS NOUS, chers amis, pour que plus jamais nous ne cédions à une quelconque forme d’extrémisme, quelle soit fasciste, nazi ou communiste, sous toutes ses formes.

A.P

Posted under: Politique locale

Les français sont mauvais en langues. Si ce constat n’est pas une nouveauté, il est renforcé par un test récent effectué sur un échatillon de 20 000 étudiants de 109 pays qui envisagent de poursuivre leurs études dans un pays anglo-saxon.

Ces résultats, basés sur le TOEFL placent la France assez loin dans le classement des bons connaisseurs de l’anglais. Au 69e rang d’un classement mondial opéré sur 109 pays et au 25e dans la liste des 43 Etats européens. Loin derrière l’inévitable peloton de tête des pays nordiques, auquel s’ajoutent les Allemands et les Néerlandais. Tous deux comptabilisent 102 points sur 120, quand notre score de 88 nous place tout juste ex aequo avec la Bulgarie, la Biélorussie et la Lettonie. Les cancres de l’Europe étant le Kosovo (73), Chypre (78) et l’Albanie (77).

luc-chatelQue le Kosovo, ou l’ Albanie aient des résultats inférieurs à la moyenne mondiale, cela se conçoit de par une différence de développement comparé à l’Allemagne ou la France par exemple. Mais que la France n’ait qu’un niveau d’anglais légèrement supérieur, c’est une honte. La question qui me taraude alors, par ce constat supplémentaire d’un défaut cruel des formations collège et lycée, est celle d’une refonte de l’enseignement des langues dans notre système scolaire.

Mais comment réviser ce système  quand dès que l’on veut changer une parcelle, même minime de celui-ci, une partie de l’éducation nationale crie au scandale. La question est délicate. C’est d’ailleurs pour cela que le ministère de l’éducation nationale  est considéré historiquement comme étant le fusible du gouvernement.

Tout cela pour dire que Luc Chatel aura bien du travail avec ce nouveau ministère, et qu’il faudra compter sur nous pour soutenir les projets de la majorité face à une hostilité devenue aujourd’hui habituelle dès que l’on touche à notre système éducatif.

Je vous invite à lire l’article du monde au sujet de cette enquête. Deux petites précisions néanmoins. Je trouve peu d’intérêt au passage sur l’ADN. Si ce n’est essayer de justifier ainsi de tels résultats, ce qui est un  peu facile à mon goût. Lien : www.lemonde.fr/societe/article/2009/08/25/les-etudiants-francais-toujours-aussi-nuls-en-anglais_1231684_3224.html?xtor=AL-32280259

N.B

Posted under: Politique nationale, UMP

Au lendemain d’un week-end placé sous le signe des alliances, le député socialiste européen Vincent Peillon réaffirme sa volonté d’un rapprochement PS-Modem, et prône clairement l’alliance.

Marielle De Sarnez« J’ai entendu Marielle de Sarnez [bras droit de François Bayrou] se prononcer pour la taxe Tobin [ndlr, sur les transactions monétaires internationales afin de ne pas inciter à la spéculation] ; je l’ai entendue être pour la VIème République, demander ce que nous demandons depuis des années - et que nous n’avons pas fait lorsque nous étions en responsabilité - la justice fiscale dans ce pays. Donc je crois que nous avons de quoi travailler ensemble. Il faudra approfondir. Ce sont des primaires ouvertes à toute la gauche et aux démocrates. »

Mais un tel rapprochement serait à mon sens lourd de conséquences .Un tel rapprochement pourra conduire à un renforcement du vote contestataire des électeurs d’extrême gauche, tout comme à un retour des restes du canal historique de l’UDF vers le nouveau centre et donc vers la droite. Jusque là, un rapprochement PS-MoDem nous serait profitable. D’autant que l’idée de rapprochement divise une fois de plus la gauche. Pour Laurent Fabius, un rapprochement avec le Mouvement Démocrate serait “une grave erreur”. Benoît Hamon quant à lui juge “parfaitement prématuré, voire même un peu baroque, d’envisager des alliances”. Arnaud Montebourg enfin se déclare pour sa part “pas fermé au MoDem”. Autant donc de voix différentes concernant la perspective d’une alliance, avec en ligne de mire les prochaines échéances électorales.

Néanmoins, à côté de cela, un rapprochement politique de ce type peut conduire à une augmentation de l’abstention. En effet, le centre a historiquement bénéficié du vote des électeurs indécis ou déçus par les grands partis de droite comme de gauche. Le nouveau centre faisant partie de la majorité présidentielle et un MoDem allié au PS risqueront de donner l’image d’un système politique à l’américaine, à savoir composé de deux grands partis, ce qui pourra déstabiliser une partie de l’électorat français ayant alors l’impression de ne pas avoir d’alternative entre gauche et droite. Les français se sont d’ailleurs prononcés défavorablement à un tel projet d’alliance (52% selon Vivavoice).

Il faut alors attendre les universités d’été du PS afin de voir ce qu’il adviendra de cette idée de rapprochement. Sachant qu’avant de vouloir opérer un rapprochement avec le MoDem, le Parti Socialiste aurait plutôt intérêt, au préalable à consolider son propre camp.

N.B

Posted under: Politique nationale

La nouvelle s’est rependue suite à un papier paru le 1er août dernier dans le journal Libération titré : «   Villiers, une cure de majorité présidentielle pour se relancer ». Le Mouvement Pour la France, présidé par Philippe de Villiers, a donc l’intention de rejoindre la majorité présidentielle. Non pas l’UMP, mais le tout nouveau Comité de liaison de la Majorité Présidentielle* lancé par le président de la République le 30 juin 2009, et présidé par Jean Claude Gaudin, l’actuel maire UMP de Marseille.

Il faut le dire, ce ralliement du parti de Philippe de Villiers à la majorité présidentielle constitue une excellente nouvelle, il démontre ainsi que l’ouverture pratiquée par le Chef de l’Etat ne se limite désormais plus à la gauche et au centre, mais bénéficie désormais également à la droite conservatrice et souverainiste. Ainsi, la totalité des idéologies de droite et du centre (du centre-droit au centre-gauche) sont représentées au sein de la majorité. Cet agrandissement de la sphère « Majorité Présidentielle » est donc aussi la preuve que l’action du président de la république est fédératrice et dénuée de tout sectarisme, aux antipodes de ce qui se produit à la gauche de l’échiquier politique. Qui plus est, cet événement aura l’indéniable bienfait de ravir une bonne partie des militants ainsi que certains analystes dont Ivan RIOUFOL qui signait ces quelques mots dans un billet du 29 juillet : « Tandis que la société penche à droite, la droite devrait-elle pencher à gauche ? Non, (…) ». C’est aussi le gain d’une personnalité remarquable pour l’action du Président de la République. En effet, bien que l’on puisse être en très fort désaccord avec les pensées eurosceptiques de Mr De Villiers, il n’en reste pas moins un excellent président du Conseil Général de Vendée, et ses qualités incontestables de gestionnaire peuvent inspirer l’ensemble de nos candidats afin de leur permettre de gagner les futurs échéances électorales locales. villiers_07

C’est d’ailleurs l’un des enjeux de l’entrée dans la majorité présidentielle du MPF, la victoire aux futures échéances électorales locales, et donc les régionales 2010. . A l’évidence, l’arrivée du MPF devrait largement amplifier la dynamique victorieuse initiée lors des européennes et permettre (espérons-le) la reprise de nombreuses régions lors de ces régionales qui vont êtres avant tout l’ affrontement entre deux bilans : celui de six années de gestion des régions par les majorités socialistes qui est désastreux (CF : le livre noir des régions socialiste), et le bilan des réformes et actions menées par le Président de la République et son Gouvernement depuis plus de deux ans, qui sont incontestablement de mieux en mieux perçues par les français. On peut par exemple d’ores et déjà avoir le plus grand optimisme concernant la chances de réussite de la liste menée par Roselyne Bachelot en Pays de la Loire, région profondément à droite , miraculeusement prise par la gauche en 2004, et dans laquelle se trouve le fief vendéen de Philippe de Villiers .

Cependant, Il ne faut pas oublier que tant la personnalité de Philippe de Villiers, que certains positionnements du MPF, peuvent êtres sujets à débats au sein du Comité de liaison, notamment avec sa partie centre-gauche. Ce scepticisme devrait néanmoins rapidement s’effacer pour laisser place à la préparation de nos objectifs communs.

Cette dernière réflexion nous amène malgré tout à la question de la pérennité de cette grande alliance de droite et du centre sur le long terme, en particulier jusqu’en 2012. Tiendra t’elle jusque là, ou au contraire est ce que ce grand écart idéologique ainsi réalisé s’effondrera, du fait d’un excès de divergences ou d’ambitions personnelles? Il est bien sur encore trop tôt pour le dire, mais en tout cas on peut au moins espérer longue vie et victoire à cette grande alliance, qu’elle dure au delà des régionales et même de 2012.

* Le comité de liaison de la majorité présidentielle est une structure politique créée officiellement le 30 juin 2009 (initiée par Nicolas Sarkozy le 9 avril 2009) afin de “renforcer les liens à l’intérieur de la majorité (entre les différents partis qui la composent), intensifier le travail en commun et préparer les futures échéances politiques”. Pour François Fillon, le comité sera également « un laboratoire d’idées, un lieu de confrontation de projets différents qui incarnent la diversité la plus large possible de la société française ».

Il est composé de sept partis politiques :

- UMP (secrétaire général : Xavier Bertrand)

- Nouveau Centre (président : Hervé Morin)

- Gauche moderne (président : Jean-Marie Bockel)

- Mouvement Pour la France (président : Philippe de Villiers)

- Les Progressistes (président : Éric Besson)

- Parti radical (président : Jean-Louis Borloo)

- Parti chrétien-démocrate (présidente : Christine Boutin)

Posted under: Politique nationale, UMP