
La campagne en cours sur le territoire de la 4ème circonscription de l’Isère permet de comparer deux stratégies opposées. Conscient du déficit criant de notoriété de ses candidats, le PS n’hésite pas a faire intervenir quelques « éléphants » dans les réunions publiques.
Mais qui peut croire que Laurent Fabius, député de la Seine-Maritime, est apte à comprendre les attentes des habitants d’une circonscription qu’il découvre à l’occasion de cette campagne ? Les ténors du PS qui se succèderont dans la circonscription ne pourront parler que des enjeux nationaux et se contenteront d’une critique stérile de l’action gouvernementale.
De leur côté, Fabrice Marchiol et Roger Pellat-Finet ont fait le choix du terrain. Connus pour leur rigueur et leur attachement profond à un territoire qu’ils connaissent depuis longtemps, ils ne doivent pas leur place à leur proximité avec l’ancien député. Leur programme, adapté aux enjeux majeurs de la 4ème circonscription, est le gage de leur engagement à défendre celle-ci au sein de l’Assemblée Nationale.

Le PS tente d’imposer aux électeurs de voter pour une étiquette. Fabrice Marchiol et Roger Pellat-Finet leur proposent de voter pour des hommes. C’est d’ailleurs ce qui fut rappelé hier soir lors du meeting de lancement de la campagne de Fabrice Marchiol, à Varces. A cette occasion, 350 personnes se sont réunies autour de lui, manifestant un soutien massif de part et d’autre de la circonscription.
Ce meeting a été placé sous le signe de la proximité avec les citoyens. Le débat a été de fond, et non de forme. Fabrice Marchiol et Roger Pellat-Finet connaissent leur circonscription, ses enjeux, ses difficultés et ses atouts. Et nous avons tout à penser que cela paiera au soir des premier et deuxième tours.
Y.D et N.B