L’année 2010 commence traditionnellement par son lot de vœux, d’embrassades… et de polémiques.
Première victime de l’année : Roselyne Bachelot, Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, accusée d’avoir fait de la campagne de vaccination contre la grippe un véritable « fiasco » (JM Le Guen, député PS de Paris). Revenons sur les faits.
Le 22 mars 2009, apparaît au Mexique une nouvelle forme de grippe : le H1N1. Appelée grippe mexicaine puis grippe porcine, enfin grippe A, celle-ci se manifeste par son extrême virulence (plusieurs centaines de décès en quelques semaines), et par sa large diffusion (on trouve rapidement des cas en Australie, Chine, Etats-Unis, puis en Europe). La France n’est pas épargnée, et dès le 31 juillet 2009, on compte le premier décès en France dû à la grippe, à Brest. La ministre de la santé, avec l’accord du Premier ministre et du président de la République, prenant immédiatement la mesure de la pandémie, commande alors 94 millions de vaccins. Ces doses de vaccin devaient alors protéger plus de 70% de la population à raison de deux doses par personne. La ministre fait alors une juste et exacte application du principe de précaution.
Aujourd’hui, la pandémie semble moins grave que prévue, et l’on ne peut que s’en réjouir, évitant à la France une crise sanitaire sans précédent. Néanmoins, l’opposition, et le parti socialiste en tête, attendent patiemment la rentrée pour faire naître une énième polémique : la revente des vaccins. En effet, étant donné qu’une seule dose de vaccin est finalement nécessaire et que seulement 5 millions de français se sont fait vaccinés, la France se trouve avec un stock de vaccin bien supérieur à ses besoins. La ministre de la santé opte donc naturellement pour la revente d’une partie de son stock.
Et voilà que les socialistes crient au scandale, qu’il est inimaginable que la France puisse à ce point vouloir se protéger, comme si l’Etat s’était brusquement appauvri pour soigner sa population. Cette polémique m’inspire trois commentaires :
- D’abord, les socialistes se garderaient bien de toute polémique sur la santé, au regard de l’affaire désastreuse du sang contaminé («responsable mais pas coupable»).
- Ensuite, il n’est pas digne, pour un parti qui se dit de gouvernement, de vouloir se refaire une santé… sur celle des français justement.
- Enfin, qu’aurions-nous entendu si le Gouvernement était resté les bras ballants face à ce que l’OMS présentait comme une pandémie sans précédent?
Cette polémique montre, une nouvelle fois, que les socialistes ne sont capables de faire de la politique que par l’esbroufe, pendant que le Gouvernement et le président de la République sont à la manœuvre pour faire de la France une Nation prête à traverser cette nouvelle décennie qui s’ouvre aujourd’hui.
J.B



