L’aide humanitaire occidentale, dans sa forme actuelle, peut être nuisible à certains pays d’Afrique.
Dambisa Moyo, économiste chez Goldman Sachs et ancienne consultante de la Banque Mondiale parle de « mort de l’aide publique au développement », “d’aide fatale”. Loin d’elle l’idée d’un arrêt des aides vers les pays d’Afrique. Au contraire, il faut les aider, mais mieux. Une meilleure solution est possible pour l’Afrique.
Dambisa Moyo part d’un constat qui est que :
- Au cours des 60 dernières années, plus de 1000 milliards de dollars d’aide au développement ont été transférés des pays riches vers l’Afrique. Néanmoins, le constat est que cette politique de transferts massifs est un facteur d’érosion des structures économiques et politiques déjà fragiles de ce continent. Aider est devenu un impératif absolu dont le poids éclipse toute rationalité. Aider pour sauver notre âme, à défaut des Africains.
- L’aide au développement alimente la corruption. Jeffrey Winters, professeur à la Northwestern University estime d’ailleurs qu’en 2004, 100 milliards de prêts accordés par la banque mondiale ont été détournés pour alimenter les circuits de corruption.
- Les pays qui dépendent de l’aide internationale sont en grande difficulté, et ceux qui n’en dépendent pas réussissent comme le Botswana et l’Afrique du Sud, qui ont su construire leur avenir sur une économie de services, une administration démocratique, stable et peu corrompue.
- Enfin, l’aide peut avoir des conséquences dramatiques. Inonder le marché africain de nourriture Américaine et Européenne gratuite ruine les petits exploitants africains.
Sur ce constat résumé briévement ici, celle-ci énonce un certain nombre de propositions afin de rendre ces aides plus efficaces, dans le serns d’une stabilisation des structures économiques et politiques des pays d’Afrique.
La principale proposition consistant alors à acheter par exemple la nourriture à des agriculteurs locaux, pour ensuite la redistribuer aux nécessiteux et ainsi stimuler la production locale et éviter le cercle vicieux de la demande d’aide permanente.
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