Christine Lagarde, ministre de l’économie et des finances était à Lyon ce 3 février, dans le cadre des Etats Généraux de l’Industrie. Un rendez-vous qui proposait aux chefs d’entreprises invités, une radiographie des forces, des faiblesses et opportunités en termes d’emploi, d’innovation, de développement économique de l’industrie rhone-alpine.
Rhône-Alpes, première région industrielle de France derrière Ile de France
Le Conseil Economique et Social Régional (CESR), organe consultatif composé de représentants du monde professionnel (syndicats, organisations patronales collectivités etc.), dresse le portrait d’une industrie dynamique, leader sur les marchés de pointes (solaire, microélectronique, transport nouvelle génération). L’industrie en Rhône Alpes souffre d’une concurrence forte de ses proches voisines européennes, en Italie et Allemagne. Un constat sans appel du CESR et des services de l’état :
- L’industrie en Rhône-Alpes, points forts : une croissance industrielle soutenue et porteuse d’emploi malgré la crise, un niveau d’investissement dans l’innovation largement supérieur à la moyenne nationale, un réseau de sous traitants performants et réactifs, des ressources humaines de qualité (niveau de connaissance et polyvalence), une situation géographique au carrefour de l’Europe.
- Les points faibles : des sous-traitants de taille trop modeste, phénomène croissant de fuite des jeunes cerveaux (souvent mal payés en comparaison avec nos voisins européens), une difficile pérennité des connaissances après les départs en retraite, un déficit de visibilité et d’identification des acteurs économiques en région (faire apparaître les Entreprises de Taille Intermédiaire dans les statistiques).
Parallèlement, à l’intérieur des entreprises et particulièrement en temps de crise, il faut encourager la formation professionnelle. La transversalité des salariés et la polyvalence faciliteront la mobilité social et physique. Un élément fort de dynamisation du tissu salarié sur un territoire.
A la ministre de soulever, le manque de dynamisme de l’apprentissage chez les jeunes dans les emplois à forte valeur ajoutée (techniciens supérieurs, cadres, grandes écoles).
Rhône Alpe terre de compétitivité
SRDE ? Schéma Régional de Développement Economique. Les acteurs économiques annoncent la volonté de créer des synergies. Travailler non plus par secteur mais par activité afin d’améliorer la compétitivité des entreprises régionales.
- La recherche de synergies : Sur le modèle des « Clusters » américains, la France doit être capable d’assurer le développement de Groupements d’Intérêts Stratégiques. L’industrie française à besoin de se structurer et les pôles de compétitivité peuvent être une réponse concrète dans la mesure où ils ne se multiplient pas indéfiniment. Les GIS assure un lien privilégié et facilité entre donneurs d’ordre et sous traitants tout en assurant une juste répartition des rôles. Christine Lagarde annonçant par la même la mise en place d’un comité de pilotage ministériel visant à définir un cadre juridique sur la relation donneur d’ordre/sous traitant.
La Taxe Professionnelle un vrai faux débat
La suppression de la Taxe Professionnel va permettre aux entreprises françaises de travailler différemment tout en dégageant 12,6 milliards d’euros pour l’investissement. Un serpent de mer vieux de 30 ans trouve une solution à travers l’audace de Nicolas Sarkozy et sa volonté de réforme ! La mise en place de la CET (Contribution Economique Territorial) apporte un support aux collectivités, les entreprises recevront quant à elles des dégrèvements (restitution par le Trésor). Sur ce sujet, la Ministre de l’économie a profité de sa présence en Rhône-Alpes (et de l’absence totale d’élus de la majorité régionale !!) pour confirmer que les collectivités bénéficieront de péréquations globales dans le temps. L’évolution de l’activité économique concerne au plus près les collectivités, ce système se verra réviser annuellement afin d’assurer le financement des investissements des communes, agglomérations etc.
En affichant sa détermination face à la désinformation des élus socialistes, en se positionnant comme le lien privilégié entre le monde de l’entreprise et interlocuteurs nationaux, Christine Lagarde envisage un nouveau rôle de médiateur face à « l’idéologie lente et sournoise qui sclérose l’économie de notre pays ».
Pour conclure, en soulignant l’importance du Grand Emprunt, symbole de la Relance de l’économie et de l’investissement public Mme Lagarde profitait de la tribune qui lui était donné pour saluer l’élan réformateur du président de la République. Un nouveau souffle, encore une fois bien nécessaire, pour la France et pour ses régions.
M.M




julien dit:
février 18th, 2010 at 17:17
“M.M” c’est max micoud ?
Flavie Sorolla Sorribes dit:
mars 1st, 2010 at 11:02
non non, même si Max fait partie des “toujours jeunes”, c’est bien un jeune populaire qui est l’auteur de cet article…